HAS – Infections invasives à méningocoques : des recommandations vaccinales actualisées

Les infections invasives à méningocoques sont des infections transmissibles graves, dont l’issue peut être rapidement fatale. Si la mise en place de mesures barrières durant la crise de Covid-19 a permis une baisse notable de ces infections, les dernières données montrent une reprise de la circulation des méningocoques en France. Saisie par le ministère chargé de la santé, la HAS actualise la stratégie de vaccination contre les méningocoques A, C, W, Y et B. L’objectif est de protéger l’ensemble de la population et plus particulièrement les nourrissons, les adolescents et les jeunes adultes.

Les méningocoques sont des bactéries qui peuvent provoquer des infections transmissibles graves (méningites, septicémies). Bien que peu fréquentes, elles touchent principalement les jeunes enfants de moins de 5 ans, les adolescents et les jeunes adultes entre 11 et 24 ans. Les nourrissons de moins d’un an sont particulièrement vulnérables. Ces infections sont mortelles dans environ un cas sur dix malgré l’antibiothérapie en raison de leur caractère fulgurant. Elles peuvent également laisser des séquelles invalidantes.

 

Il existe plusieurs types de méningocoques. Les sérogroupes A, B, C, W et Y – sur les 12 identifiés à ce jour, sont à l’origine de la quasi-totalité des cas en France. Après avoir observé en France une baisse du nombre d’infections invasives à méningocoques en 2020 et 2021, due notamment à la mise en place des mesures barrières durant la crise sanitaire, les données de surveillance [1] montrent depuis une reprise de la circulation des méningocoques, tous sérogroupes confondus. Le nombre de cas d’infections invasives à méningocoques a ainsi augmenté de 72 % entre 2022 et 2023, pour s’élever à 560 cas. Ces chiffres sont supérieurs aux niveaux atteints les années antérieures à la pandémie de Covid-19.

Par ailleurs, la répartition entre sérogroupes a évolué. Si le sérogroupe B reste majoritaire, les sérogroupes W et Y ont beaucoup progressé notamment chez les nourrissons et les jeunes. Les souches de sérogroupe W sont très virulentes et entraînent une mortalité deux fois plus élevée que les sérogroupes B et Y.

Dans ce contexte, le ministère chargé de la santé a saisi la HAS afin d’évaluer la pertinence d’actualiser les recommandations relatives à la stratégie de vaccination contre les méningocoques des sérogroupes A, C, W, Y et B chez ces populations. Au terme de son évaluation, la HAS formule plusieurs recommandations.

 

En ce qui concerne la vaccination contre les sérogroupes A, C, W et Y, la HAS préconise de la rendre obligatoire chez tous les nourrissons de moins d’un an, en remplacement de la vaccination dirigée contre le seul sérogroupe C, selon un schéma vaccinal à deux doses. Pour les adolescents, elle recommande la vaccination selon un schéma à une dose administrée entre 11 et 14 ans et ce, qu’ils aient déjà été vaccinés ou non, ainsi qu’un rattrapage vaccinal chez les 15-24 ans.

La HAS a notamment pris en compte l’augmentation des sérogroupes Y et W dans ces populations en 2022 et 2023 et la létalité plus marquée du sérogroupe W. D’autres éléments ont été évalués, notamment la disponibilité de vaccins tétravalents efficaces, la durée de la persistance d’une réponse immunitaire après la primovaccination, les données de sécurité et de tolérance.

 

Concernant le sérogroupe B, la HAS préconise de rendre obligatoire la vaccination chez les nourrissons de moins d’un an. En effet, le sérogroupe B étant majoritaire parmi les cas de méningite à méningocoque chez les jeunes enfants, la HAS recommande de renforcer la stratégie en vigueur afin d’augmenter rapidement la couverture vaccinale qui était de 48,8 % en 2022.

En revanche, elle ne recommande pas, à ce stade, d’élargir cette vaccination à tous les adolescents et jeunes adultes. L‘incidence des infections invasives à méningocoques B, plus faible chez les 11-24 ans que chez les nourrissons et l’absence d’efficacité du vaccin à conférer une protection indirecte aux populations non vaccinées, ont été les arguments principaux qui ont conduit à cette conclusion.

 

Retrouvez le détail de ces recommandations dans la synthèse ci-contre :
https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2024-03/eco_sp_424_recovac_meningo.pdf#page=8 

Vigilance renforcée dans le cadre de la recrudescence de la rougeole en Europe et en France

La direction générale de la Santé (DGS) a émis un DGS-Urgent afin d’alerter les professionnels de santé sur la situation épidémiologique actuelle de la rougeole. Le nombre de cas rapportés en France est passé de 15 en 2022 à 117 en 2023, témoignant d’une recrudescence de cette maladie contagieuse. Cette tendance est observée sur tout le territoire européen.

 

La DGS souhaite prévenir une diffusion plus large de la rougeole sur le territoire, notamment à l’approche des Jeux Olympiques qui auront lieu en France cet été.

Elle invite les professionnels de santé à redoubler de vigilance, et recommande : 

    • en cas de signes d’appel, quel que soit le statut vaccinal, d’évoquer systématiquement le diagnostic clinique d’une rougeole, et de demander une confirmation biologique ;
    • de signaler de façon précoce à l’Agence régionale de santé (ARS) toute suspicion de rougeole, y compris avant les résultats biologiques ;
    • de mettre en œuvre les mesures pour limiter la contagion ;
    • de vérifier le statut vaccinal contre la rougeole afin de procéder à une mise à jour si nécessaire.

 

Le lien du DGS : https://sante.gouv.fr/IMG/pdf/202404_dgs-urgent-rougeole_vf_-_mise_en_ligne.pdf

Lancement de la chaire industrielle en infectiologie VIRESP

Mercredi 24 janvier 2024, l’Université Claude Bernard Lyon 1 (UCBL), les Hospices Civils de Lyon (HCL), l’Agence nationale de la recherche (ANR) et Sanofi ont officiellement lancé la chaire industrielle VIRESP, projet de recherche portant sur le développement de méthodologies, de techniques et d’outils pour l’analyse du risque d’infection et du taux de morbidité des maladies dans différentes populations, mais aussi pour déterminer les bénéfices des programmes de vaccination

La pandémie de COVID-19 a attiré l’attention sur l’impact sanitaire, économique et social considérable des virus respiratoires dans le monde. Chaque année, les infections respiratoires aiguës font partie des trois premières causes de décès et d’invalidité chez les enfants et les adultes. Bien que la préparation à des pandémies potentielles soit nécessaire, il est aussi important de considérer l’impact négatif de la circulation virale saisonnière sur la santé. Ainsi, des efforts pour améliorer les mesures de prévention contre cette circulation virale saisonnière sont nécessaires.

Dans le cadre d’une politique globale de santé publique et de prévention des infections aux virus respiratoires, la collecte d’informations est fondamentale. Ainsi, grâce à VIRESP, plusieurs types de données seront collectés, notamment : les caractéristiques des souches virales, leur évolution et la variation saisonnière. Une attention particulière sera portée aux populations les plus vulnérables à l’infection et sur la gravité de la maladie. Ces données fournissent un support scientifique aux prises de décisions sanitaires, au développement de vaccins, aux recommandations vaccinales ou à d’autres stratégies de prévention et de traitements.

 

Un projet multidisciplinaire

 

Le projet de recherche VIRESP permettra de développer des méthodologies, des techniques et des outils afin d’analyser le risque d’infection et le taux de morbidité des maladies dans différentes populations, ainsi que de déterminer les bénéfices des programmes de vaccination.

La création de cette nouvelle chaire industrielle s’inscrit pleinement dans la stratégie partenariale public/privé de l’UCBL, des HCL et de Sanofi pour renforcer les collaborations afin de répondre aux grands défis de santé publique dans le domaine de l’infectiologie. L’Agence nationale de la recherche, qui a notamment pour missions de développer, renforcer, et diversifier les relations entre le monde académique et les entreprises, cofinancera la chaire industrielle VIRESP à hauteur d’un million d’euros sur quatre ans.

La valorisation des résultats issus de cette chaire constitue aussi un enjeu majeur pour les partenaires.

La chaire VIRESP assurera par ailleurs la supervision d’un programme de formation de haut niveau et international (Master, doctorat et post-doctorat) pour travailler sur des projets collaboratifs à dimension internationale. L’Université Claude Bernard Lyon 1 sera notamment engagée dans un programme d’échanges d’étudiants avec l’Afrique du sud.

Ce projet s’appuiera sur une équipe multidisciplinaire hautement qualifiée de chercheurs, cliniciens, épidémiologistes, méthodologistes, statisticiens et analystes. Les entrepôts de données de santé et l’expertise auprès de plusieurs partenaires aux niveaux local, national et mondial seront mobilisés afin de fournir :

    • Des outils analytiques pour mieux comprendre l’impact des virus respiratoires et l’efficacité des vaccins contre ceux-ci, ainsi que des indications pour améliorer le développement de nouveaux vaccins ;
    • Des approches sur les améliorations à apporter aux systèmes actuels de surveillance passive et active des virus dans le but de renforcer la préparation aux pandémies et d’accroître la résilience de l’industrie pharmaceutique ;
    • Des moyens d’identifier de meilleures cibles virales pour la recherche et le développement afin de mettre au point des vaccins mieux adaptés aux besoins des populations à risque ;
    • Un algorithme permettant d’identifier les menaces d’apparition de nouveaux virus et de surveiller les virus récurrents connus ;
    • Un programme de diffusion et de renforcement des capacités axé sur l’épidémiologie, la modélisation, l’analyse avancée de données et la bio-informatique.
    • Une supervision des étudiants en Master et en thèse recrutés dans le cadre de la chaire industrielle et contribuer aux programmes de formation localement et à travers le réseau des partenaires du CERP pour accélérer le transfert de connaissances obtenues grâce à ce partenariat public-privé. Cette formation a également vocation à attirer de nouveaux talents parmi lesquels des étudiants étrangers issus d’établissements prestigieux.

 

Source : https://anr.fr/fr/actualites-de-lanr/details/news/lancement-de-la-chaire-industrielle-en-infectiologie-viresp/?utm_source=Newsletter&utm_medium=Email&utm_campaign=mars-2024

PRIMO : Résultats 2022 – Surveillance de la résistance bactérienne aux antibiotiques en soins de ville et en Ehpad

La mission Primo a pour objectif de surveiller et prévenir la résistance aux antibiotiques et les infections associées aux soins : en soins de ville et en secteur médico-social. Les données nationales 2022 de résistance aux antibiotiques en ville et en Ehpad portent sur trois espèces bactériennes d’intérêt (Escherichia coli, Klebsiella pneumoniae et Staphylococcus aureus).

Le rapport de Surveillance de la résistance bactérienne aux antibiotiques en soins de ville et en établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes établi par la Mission Primo (sur les données 2022) a été publié par Santé Publique France et est disponible.

PRIMO : Campagne 2024 de surveillance des consommations de PHA en EHPAD 2022-2023

L’équipe PRIMO vous informe de l’ouverture de la surveillance nationale des consommations de Produits Hydro-Alcooliques (PHA) 2022-2023 en EHPAD et en établissements du secteur du handicap (FAM, MAS…).

Les objectifs de cette enquête sont de :

  • Réaliser un état des lieux quantitatif de l’utilisation des produits hydro-alcooliques (PHA), technique de référence d’hygiène des mains en établissement médico-social (EMS).
  • Sensibiliser les professionnels des EMS à l’utilisation des PHA par des comparaisons inter-établissements.

En 2023, la surveillance a permis d’estimé qu’1,94 frictions hydro-alcooliques était réalisée par jour de présence d’un résident d’EHPAD. Cet état des lieux permettra de connaître la fréquence du recours aux PHA puis dans un second temps d’initier des actions de sensibilisation et de prévention.

La saisie des données, estimée à 5 minutes, se fait via un formulaire en ligne auquel vous accèderez en cliquant sur le lienLa création d’un compte est nécessaire afin de renseigner les données.

Une fois le formulaire complété, l’application générera automatiquement un poster avec les résultats personnalisés de l’établissement ​sous format PDF en nombre de frictions par jour de présence d’un résident, ainsi que sa situation par rapport aux autres établissements.

Cette enquête proposée à l’ensemble des EHPAD et EMS du territoire national restera disponible jusqu’au 31 mai 2024, puis une restitution des résultats régionaux et nationaux sera faite dernier trimestre 2024.

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Pour toute demande relative à la surveillance, vous pouvez vous adresser à l’équipe PRIMO à l’adresse suivante : bp-primo@chu-nantes.fr

La campagne 5 mai 2024 : les professionnels s’engagent est lancée !

Pour le 5 mai 2024, le Ministère de la Santé, Santé Publique France et le RéPias vous proposent de participer à la Campagne 5 mai 2024 du RéPias : LES PROFESSIONNELS DE SANTÉ S’ENGAGENT POUR LEURS PATIENTS ET LA PRÉVENTION DES INFECTIONS ASSOCIÉES AUX SOINS.

Comme chaque année, à l’occasion de cette journée mondiale qui sensibilise les professionnels à l’importance de l’hygiène des mains, nous vous invitons à participer à un jeu concours.

L’an dernier vous avez été 101 établissements de santé à vous mobiliser !

Pour cette nouvelle édition, nous vous proposons de réitérer l’expérience autour d’un nouveau thème : Les Olympiades de l’Hygiène !

Pour plus de détails, n’hésitez pas à consulter la page de la campagne directement.

Les chercheurs ont la parole sur preventioninfection.fr !

La mission nationale de soutien à la prévention des infections MATIS partage avec vous les premiers résultats de la thèse de Stéphanie Bouget-Mohammedi (directrice IFSI Croix-Rouge en ARA) concernant les connaissances et modalités d’enseignement sur les précautions standard et l’hygiène des mains chez les étudiants infirmiers de première année. 

L’infographie synthétise les points clés de cette recherche. Si les modalités d’enseignements sont variées, il s’avère qu’avoir recours à un audit favorise l’acquisition de connaissances par les étudiants.

Cette recherche est l’occasion de rappeler que plusieurs outils de formation et de sensibilisation pour les étudiants sont accessibles dans la base documentaire nationale du réseau de prévention des infections. N’hésitez pas à partager avec le réseau vos outils si vous les jugez efficaces.

Le socle de compétences d’un seul coup d’œil !

La Société Française d’Hygiène (SF2H) a publié en décembre 2022 le socle commun de compétences et connaissances minimales en prévention des infections et de l’antibiorésistance pour les professionnels de santé des filières maïeutique, médecine, odontologie, pharmacie, soins infirmiers.

Socle commun de compétences et connaissances minimales en prévention des infections et de l’antibiorésistance

Véritable base de travail pour tout formateur, ce document permet d’élaborer les modules de formation initiale adaptés à chacune des filières. Ce socle est à acquérir en formation initiale, à maintenir tout au long de l’exercice professionnel et peut aussi guider les actions de formation continue.

La mission nationale de soutien à la prévention des infections MATIS vous propose une infographie qui en synthétise les points principaux : un bon aide-mémoire pour s’assurer d’avoir fait le tour de la question !

SPICMI – Actualités Outils/Enquêtes/Audits 2024

SPICMI annonce plusieurs mises à jour et initiatives visant à renforcer les pratiques de prévention au sein des établissements de santé.

 

Audit Preop Version 2024 : Une nouvelle version de la grille d’audit préopératoire a été déployée en février, accompagnée d’une mise à jour complète des documents d’accompagnement, comprenant des diaporamas, des guides et une aide au remplissage. Cette nouvelle version de l’outil se concentre désormais exclusivement sur la préparation cutanée de l’opéré (PCO). Pour obtenir l’outil Excel associé, les utilisateurs sont invités à faire une demande à l’adresse spicmi.contact@aphp.fr. De plus, il est prévu qu’un nouvel outil concernant l’antibioprophylaxie (ATBP) soit développé et mis à disposition en 2025.

Promotion des bonnes pratiques : Une série de supports supplémentaires a récemment été publiée. Ces supports sont accessibles à l’adresse https://www.cpias-ile-de-france.fr/spicmi/prevention/supports.php. De plus, les utilisateurs peuvent désormais naviguer dans le menu « Mission Spicmi » pour accéder aux nouvelles pages retravaillées.

Quick-audits Preop : Les nouvelles grilles d’audit préopératoire vont être testées en conditions réelles au cours des mois de mars et avril, suivies du développement de l’outil informatique correspondant. L’objectif est de les rendre disponibles avant l’été prochain. Les professionnels de santé intéressés par la contribution aux tests sont invités à contacter l’équipe SPICMI via spicmi.contact@aphp.fr.

Radiologie interventionnelle : L’enquête de cartographie des actes et des lieux se poursuit, avec une date limite fixée au 28 juin 2024. La deuxième partie de l’enquête devrait être disponible à partir du deuxième trimestre 2024. Vous êtes encouragés à consulter les webinaires et les tutoriels spécifiques disponibles à cet effet.

Webinaires SPICMI : Voici les dates des prochains webinaires à venir avant l’été. Les thèmes seront précisés 1 à 2 semaines à l’avance. Les sessions se dérouleront toujours les mardis de 14h à 15h :

    • Mardi 2 avril
    • Mardi 28 mai
    • Mardi 18 juin

N’hésitez pas à les contacter pour plus d’informations via l’adresse :  spicmi.contact@aphp.fr

HCSP – Recommandations d’hygiène pour les locaux en situation épidémique

L’HCSP a publié un avis relatif à l’aération, à la ventilation, à l’hygiène et à l’usage des locaux pour prévenir les risques infectieux en situation épidémique exceptionnelle.

Il s’agit d’une actualisation des recommandations de son avis du 28 avril 2021 en indiquant celles à réactiver en situation épidémique exceptionnelle.

 Le responsable d’un établissement recevant du public (ERP) ou d’un local professionnel à pollution non spécifique doit s’assurer que le système de ventilation est fonctionnel et dimensionné pour atteindre une concentration en CO2 maximale de 800 ppm (plus 400 ppm par rapport à la concentration extérieure) en période d’occupation. Cela implique de vérifier que le système de ventilation peut atteindre un débit minimum de 50 m3/h/occupant, sans qu’il soit fait recours systématiquement au capteur CO2. Si l’augmentation des débits n’est pas possible ou insuffisante, la réduction de la jauge permettra d’atteindre cet objectif.

 Dans le cas de virus émergents, ou en fonction de l’agent pathogène lors d’une épidémie, un taux de ventilation plus élevé peut-être nécessaire pour réduire la transmission de la maladie par aérosol.

 Dans les ERP et locaux professionnels sans ventilation mécanique, ou dont la ventilation mécanique ne permet pas d’atteindre un débit de 50 m3/h/occupant, le HCSP recommande, la surveillance généralisée de la concentration en CO2 avec des capteurs fiables. 

Les mesures d’hygiène, d’aération et de ventilation définies durant la crise Covid-19 sont réactivées et actualisées selon les recommandations de cet avis en cas de situation épidémique liée à une maladie infectieuse respiratoire dont le contrôle est jugé nécessaire.